| Education thérapeutique des patients en MSP |
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Le 06 juin 2010 NOTE : MAISONS, POLES DE SANTE ET EDUCATION THERAPEUTIQUE DES PATIENTS
Quelques constats
Ne serait-il pas opportun de confier l'organisation de l'éducation thérapeutique aux acteurs de proximité, les professionnels de santé du premier recours ?
Les facteurs qui ont empêché le développement de l'ETP en soins de premier recours
1 – Le mode de rémunération La rémunération à l'acte est un système qui a permis de développer la prise en charge des patients il y a un demi-siècle. Aujourd'hui, l'exclusivité de ce mode de rémunération est un obstacle pour dépasser le soin et permettre le développement de la prise en charge de la santé des populations par les professionnels de proximité.
2 – Le financement Le financement de l'ETP jusqu'à ce jour passait par des montages de dossier compliqué du FIQCS, GRSP, FNPEIS. Ces montages de dossier sont longs, compliqués, et ne donnent pas toujours lieu à un démarrage de l'action.
3 – La formation des médecins La formation des médecins ne les prépare pas à l'ETP. Dans le cursus des études des médecins, seul le soin est concerné et guère la santé des populations.
4 suggestions de la FFMPS
1 - Stratifier l'ETP et ses acteurs
Il devient nécessaire dans le cadre de la nouvelle organisation des soins de premier recours qui se dessine autour des regroupements des professionnels de santé, de stratifier les niveaux d'intervention des acteurs de l'éducation thérapeutique avec : - l'ETP de proximité effectuée par les acteurs des soins de premier recours - l'expertise fournie par les réseaux des soins - l'ETP spécialisée menée par les équipes hospitalières pour les patients complexes (le plus souvent, absence de communication au médecin traitant de l’ETP effectuée)
Il devient nécessaire de développer une ETP de proximité gérée par les équipes de soins de premier recours exerçant en regroupement pour sortir du seul portage par des professionnels éloignés du quotidien des patients.
Ce qui signifie élargir le champ d'intervention des acteurs de soins de proximité ou du premier recours, tant qu'ils s'organisent pour le faire.
Nous suggérons que le module 2 de l'expérimentation des NMR puisse être développé en tant que de demandes.
2 - Mettre de la souplesse dans le dispositif
Le schéma type en hospitalier ou en réseaux est différent de ce que sera l'ETP effectuée par des professionnels du premier recours. La proximité et l'appartenance à un même groupe local peut être facteur de dynamique ou au contraire de frein en ETP.
L'extension de l'ETP en soins de premier recours est à un stade expérimental et nécessite donc souplesse d'application et évaluation en particulier mêlant entretiens individuels et séances collectives.
Il se peut que des programmes passent de réunions en petit groupe en entretiens individuels selon contexte local. La nécessité d’inclure des passerelles entre l’éducation thérapeutique ou collective est une nécessité pour optimiser la prise en, charge des patients.
3 - Lier les choix de programme ETP aux pathologies localement les plus fréquentes
Le financement de l'ETP oblige à de la rationalité dans les choix. Il semble nécessaire de justifier le choix des thèmes retenus d'ETP sur des critères de fréquence de pathologie rencontrée.
Pour développer une ETP rationnelle, il est nécessaire de développer des systèmes d'information en équipe regroupée de soins de premier recours
Car c'est un moyen de connaitre les pathologies provoquant un fort recours aux soins, et de mettre en place une évaluation de qualité.
Nous suggérons de procurer aux équipes regroupées de soins de premier recours une aide au développement d'un système d'information pertinent avant d'envisager une aide à l'ETP.
4 - Inscrire l’ETP dans le parcours de soins
Ceci nécessite pour les professionnels regroupés de disposer de moyens humains et techniques permettant la réalisation de l’ETP : convocation, réservation de salles, mise en place des outils pédagogiques, recueil des besoins, coordination des professionnels intervenants, suivi et retour d’informations par un système performant, recueil des indicateurs et évaluation, indemnisation des professionnels.
La formation en ETP est indispensable et la FFMPS rejoint les recommandations du HCSP de novembre 2009 : formation initiale de 15 heures et formation de deux jours tous les cinq ans, ceci paraît conforme aux possibilités des professionnels de terrain susceptibles de s’engager.
Docteur Michel SERIN Docteur Stephane CASSET Vice-président de la FFMPS Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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